Nos boursiers 2019

Dr Gaby Aphram

Service de chirurgie cardiovasculaire et thoracique

« Remplacer, mais aussi réparer, les valves du cœur sans ouvrir le thorax »

Depuis les années cinquante et l’utilisation de la circulation extracorporelle, la chirurgie à cœur ouvert a permis de remplacer ou de réparer les valves cardiaques. Le principe étant d’ouvrir le thorax pour accéder au cœur, la plupart du temps en ouvrant le sternum, mais aussi en passant entre les côtes. Des progrès ont été réalisés et, pour certaines indications, nous pouvons assurer un résultat aussi optimal que la chirurgie conventionnelle en ouvrant partiellement le sternum ou en réalisant des petites incisions que nous appelons des mini-thoracotomies permettant un accès au cœur en passant entre les côtes, via des caméras avec ou sans assistance robotique. L’objectif étant de diminuer la morbidité liée à la chirurgie conventionnelle, et de permettre aux patients un rétablissement postopératoire plus rapide.

Chez les patients trop fragiles pour subir une opération à cœur ouvert même avec des petites incisions, des techniques encore moins invasives ont été développées. Celles-ci permettent de remplacer mais aussi réparer les valves du cœur sans l’arrêter, en passant à travers la peau des cathéters qui vont arriver au cœur par les vaisseaux sanguins.

La Fondation Saint-Luc m’offre l’opportunité de réaliser un stage de 12 mois dans l’unité de chirurgie cardiaque au Zurich Universitary Hospital. Il s’agit d’un centre de référence dans la chirurgie cardiaque valvulaire mini-invasive, utilisant les techniques les plus avancées dans le remplacement valvulaire percutané, mais aussi des techniques propres à ce centre, développés par les chirurgiens de celui-ci, pour la réparation valvulaire percutanée.

A mon retour, j’intégrerai le Service de chirurgie cardiaque des Cliniques universitaires Saint-Luc – qui est un centre de référence mondiale pour d’autres domaines de la chirurgie cardiaque, notamment la réparation de la valve aortique et l’utilisation de la chirurgie robotique. Mon ambition serait d’aider au développement de ces techniques percutanées, en collaboration avec nos collègues cardiologues, qui ont commencé ce travail pour beaucoup de patients. Suite aux compétences acquises durant mon année à Zurich, je souhaite introduire ces nouvelles techniques en constante évolution et qui représentent le traitement de demain pour de nombreux patients atteints de maladies valvulaires cardiaques.